jeudi 18 juillet 2013

amour, délice et orgue

Mme de K est allée au concert, et elle est presque réconciliée avec l'orgue (presque) (il était quand même bien mignon ce petit organiste).
Mais je trouve toujours que le son de l'orgue est balourd, acide et dégoulinant comme de la tarte à la rhubarbe pas assez cuite...

L'avantage de cette petite église dans laquelle avait lieu le concert (je vais pas te dire où c'est, sinon un de ces quatre tu vas débouler dans mon jardin à l'heure de l'apéro...), c'est que l'orgue était sur le côté du chœur ; on pouvait donc voir l’organiste, ce qui n'est pas courant.

On a écouté divers morceaux de la bibliothèque de musique de J.S. Bach (c'était le titre du concert), comme par exemple cette canzonetta de Dietrich Buxtehude.

lundi 15 juillet 2013

brume de chaleur

Tu sais la fameuse blague bretonne : quand il pleut des chats et des chiens, on dit "Mais non, t'inquiète, c'est qu'une petite brume de chaleur"?
Ben à force de blaguer c'est arrivé en vrai : ce matin brume de chaleur ! Faut dire qu'il a fait vraiment chaud hier ! Et ce matin : fraîcheur, petites gouttes suspendues en l'air et festonnant les feuilles des crocosmias.

image piquée chez "souffleur de rêve"

Pour savourer la levée du soleil blanc dans la brume : Ella & Louis, Dream a little dream of me. Je fonds pour la voix d'Ella, chaude, douce et sucrée comme un fondant au chocolat.

C'est tout ? C'est tout ! suite au prochain numéro...

dimanche 14 juillet 2013

Entendu quelque part au bout de la terre

Lui : Quoi ? Tu oses me critiquer alors que je frise la perfection ?
Elle : Moi, la perfection je la frise pas, je la défrise !

J'en profite pour montrer l'image, cadeau de Ariana Lamento :



samedi 13 juillet 2013

La langue française est une chienne

Lu dans un article de journal : les fenêtres grandes ouvertes. Les fenêtres sont elles grandes ? Le "grand"
est-il adverbe ou adjectif ? Faut-il l'accorder ou pas ?
Les pro et les anti se déchaînent ! Apparemment les deux options sont correctes. Quant à moi je préfère les portes grand ouvertes, je trouve ça beaucoup plus élégant (oui, on pourrait dire aussi pédant, mais on risquerait de se fâcher avec Mme de K).

La langue française est décidément une chienne ! (je le dis depuis longtemps).

photographie : après-midi shopping avec M. (t'y crois pas hein ?) et à V2 en plus (moi même j'ai du mal à y croire...)

mercredi 3 juillet 2013

Madame de K, le retour

Je ne faisais pas la tête, je réfléchissais... mais là, à J-1 des vacances, je me sens redevenir d'humeur bloguesque !

Je reviens pour vous parler de lecture. J'ai eu la chance d'être sélectionnée à la dernière opération "Masse critique" sur Babelio, et j'ai reçu un livre en échange de l'engagement à publier une critique (le marché est honnête il me semble). Le livre que j'avais choisi est : Quand l’esprit vient aux médecins, de Serge Bouznah & Catherine Lewertowski, éditions In Press.

J’ai choisi ce livre parce que ma fille (mon bébé minuscule) est étudiante en médecine. Je lui ai dit que je lui prêterais le livre quand je l’aurai fini, elle m’a répondu « Tu sais maman, la médecine j’en bouffe 12h par jour, 6 jours sur 7 (et encore, c’est un emploi du temps optimiste), alors si je devais lire, je ne choisirais pas un livre de médecine ! » Tant pis ! Je le lirai avec plaisir, moi, ce livre ; car si on n’est pas tous médecin, on est tous patients un jour ou l’autre.

Ce livre présente l’expérience d’une consultation interculturelle à l'hôpital Cochin. Cette consultation, basée sur les théories de l'anthropologie médicale et de l'ethnopsychiatrie, propose aux médecins de les aider lorsque la compréhension de patients de culture étrangère nécessite non seulement une traduction mais plus largement une compréhension de leurs croyances religieuses et de leur culture.
La plupart du temps, les soignants sont dans l’ignorance du monde des patients. D’ailleurs, la connaissance de ce monde ne leur est pas forcément utile. Sauf peut-être pour les malades sur lesquels ils « buttent ».

Une introduction explique le dispositif, qui est ensuite illustré de façon vivante par l'exposé de 7 cas de patients passés par cette consultation.

Je regrette que ce livre ne cite comme exemples que des cas de patients d’origine africaine (Maghreb ou Afrique noire), sauf un cas d’un patient d’origine française. J’aurais bien aimé connaître le rapport d’autres cultures (amérindienne, chinoise, amazonienne etc.) à la médecine occidentale traditionnelle.
Ce que j’ai retenu de ce livre, c’est que l’écoute des croyances de ces patients et de leurs familles est un peu leur psychanalyse, la compréhension de l’intervention de leur inconscient dans le fonctionnement de leur corps.

Cette méthode, cette pratique plus humaine que scientifique de la médecine, pourrait bénéficier à d’autres patients moins imprégnés de cultures africaines. J’ai en tête le cas de mon ami S**. Le fils de S** est très gravement malade et accapare l’attention de toute la famille. S**, en plus de sa maladie de Parkinson récemment diagnostiquée, se plaint de maux de ventre restés un mystère après moult examens et consultations de spécialistes. Il a failli s’étrangler quand le médecin a osé lui suggérer que son mal était peut être psychologique… Celui-là n’a pas besoin d’un médiateur culturel, mais une prise en charge psy (psychologique, psychiatrique, psychanalytique) aurait pu lui être utile !

La conclusion, c’est que le patient est un étranger pour le médecin, quelle que soit sa couleur de peau ou sa langue maternelle.

mercredi 8 mai 2013

où on voit que Giotto était favorable au mariage pour tous

Comble de la madamedekeravelitude (hybride entre bravitude et madamedekeravel-attitude) : trouver des erreurs dans Télérama !

La première erreur trouvée est un peu grossière (du coup je me demande si je vais pas m'abonner à t*lé Z).
Dans son N° du 27 avril (le sourire de Rober Redford en couverture ne m'a pas fait perdre tous mes moyens...) l'article sur Giotto annonce fièrement : "Giotto, peintre du quatrocento". Mais tu n'es pas sans ignorer qu'en italien, quattrocento veut dire "les années mille quatre cents" et donc notre XVe siècle. Pour Giotto (1267 - 1337), il a peint au début de notre XIVe siècle, donc au début du trecento italien (tu suis ?).

La deuxième est plutôt une faute de frappe (ou une faute de lecture dirait monsieur de K, qui trouve que j'ai du mal à me remettre en question). Je lisais un article très intéressant sur la langue yiddish (spéciale dédicace à Ariana Lamento). Je me disais in petto que le destin de la langue yiddish avait quelque parenté avec celui de la langue bretonne. En moins dramatique quand même pour le breton. Mais si j'ai bien compris, la désaffection de toute une génération pour la langue bretonne après guerre n'est pas sans rapport avec la collaboration de groupes nationalistes bretons avec les allemands.
Et là, je tombe sur cette phrase qui dit que "il redonne des ailes au yiddish, dont la tradition littéraire séculière est jeune puisqu'elle ne remonte qu'à la fin du xixe". La fin du xixe ??? du ksikseu ? késako ? 
Bien sûr, toi tu as compris de suite, il s'agit de la fin du XIXe (siècle) ! Mais quand même, ça désarçonne un peu...
Ça m'a fait penser à une blague de mon grand-père (on est histrions de grand-père en petite-filles dans cette famille) : quand on allait se promener à Paris, il me demandait si je voulais aller avenue George Vé. Et il disait ça bien avant le sketche des inconnus et son Louis croix vé bâton.

Peinture : Le baiser de Juda, fresque de Giotto dans la chapelle Scrovegni, 1303-05
Photographie des trompe-l'oeil de l'avenue George V piquées là

mardi 30 avril 2013

où il est prouvé que le correcteur orthographique de word est un grand romantique



Je suis en train d'écrire un bout de texte pour l'écritoire de Lise, qui a lancé un petit jeu d'écriture qui ressemble fort au cadavreski qui nous a bien amusés fut un temps, tu te rappelles ?

PS : t'as été faire un tour sur l'ABCdaire ? y a du nouveau !