vendredi 11 juillet 2014

blog collaboratif de l'été

Je ne t'ai pas dit : j'ai lancé un nouveau projet collaboratif !
C'est par là que ça se passe.
Il va sans dire que je compte absolument sur toi !


mardi 8 juillet 2014

Tar baby

Je suis en train de lire un livre beau, passionnant et intelligent : "Tar baby" de Toni Morrison. Ce n'est pas le premier livre de cet auteur que je lis, mais celui-là me plaît encore plus que les autre ! L'écriture est sensuelle et poétique. Les réflexions sont fines et pertinentes. Tiens, la preuve (elle écrit ça en 1981, remember !) :

"That was the sole lesson of their world (the white, ndlr): how to make waste, how to make machines that made more waste, how to make wasteful products, how to talk waste, how to study waste, how to design waste, how to cure people who were sickened by waste so they could be well enough to endure it, how to mobilize waste, legalize waste and how to despise the culture that lived in cloth houses and shit on the ground far away from where they ate. And it would drown them one day, they would all sink into their own waste and the waste they had made of the world and then, finally they would know true peace and the happiness they had been looking all along."

(je ne vais pas me hasarder à traduire, mais je suis sure que tu n'en as pas besoin)

vendredi 27 juin 2014

Martin Parr

Tu connais l’opération « Masse critique » organisée par le site Babelio ? Le principe : une fois tous les… (je sais pas ? 1 mois ?) tu peux choisir un livre dans la liste proposée et, si tu es choisi (tiré au sort ?), tu gagnes le livre à la condition que tu publies une critique.

Cette fois j’ai eu de la chance ! J’ai reçu un énooorme livre sur Martin Parr édité par Phaidon. Mais si, tu sais, Martin Parr, le photographe britannique. On en a parlé récemment car la MEP (maison européenne de la photographie) lui a commandé une série thématique sur Paris ; et il a produit des photographies qui ont fait l'objet d'une exposition à la MEP au printemps 2014. Elles illustrent non pas Paris (monsieur Parr est imprévisible) mais les touristes qui visitent Paris .

Car Martin Parr aime les gens, tous les gens : ta grand-mère et son napperon au crochet sur la télé ; le gosse de ton voisin qui mange une grosse glace verte dégoulinante ; ta cousine en robe à fleur assise sur un canapé à fleurs devant un papier peint à fleurs ; tonton James (car ses personnages sont le plus souvent britanniques) qui porte des chaussettes roses avec ses sandales.
Son travail est davantage ethnographique que plastique. Il souligne toutes les petites mochetés qui nous rendent si attachants, nous les gens du peuple (si, moi aussi !). Il est un clin d’œil moqueur mais gentil. Ironie qu’il s’applique aussi à lui-même, car ses autoportraits sont d’une kitcherie décapante.

Il faut que je te parle de l’objet livre en lui-même : c’est une espèce de gros pavé jaune citron et rose bonbon matelassé, aux couleurs de Martin Parr. Il a été écrit par Val Williams, critique d’art spécialiste de la photographie. J’avoue que je n’ai pas lu tous les blablas… mais quand tu reçois un livre pareil, c’est pour regarder les photographies non ? Et là il y a de quoi faire ! 400 pages de photos ! J’y retourne…

mardi 24 juin 2014

dans quel monde vit-on ?

2 articles se téléscopent ce matin à la une de l'actualité.

Les agriculteurs protestent contre un amendement sur l'interdiction des épandages de pesticides à moins de 200 mètres des lieux publics. (article)



Selon une étude américaine, une femme enceinte qui vit près d'une ferme utilisant des pesticides a 66% de risques en plus d'avoir un enfant autiste.(article)

Concernant cette dernière info, j'avais déjà lu un article qui accusait les pesticides d'augmenter le risque d'autisme, mais aussi de maladie coeliaque (qui provoque notamment une intolérance au gluten). Cet article ne me paraissait pas très sérieux... Là ça fait un deuxième qui soutient la même théorie, de quoi se poser de sérieuses questions !

lundi 16 juin 2014

Porto

Je ne sais pas si l'enfer est pavé de bonnes intentions *, mais je sais que les trottoirs de Porto** sont pavés de jolis dessins noirs et blancs. C'est caractéristique de toutes les villes du Portugal et des ex-colonies portugaises. Ça s'appelle calçada portuguesa (chaussée portugaise), et c'est mis en péril par les difficultés économiques subies par les municipalités qui ont du mal à les entretenir (d'après cet article).



* Et je ne le saurai jamais, car je suis un ange !
Elle est bizarre cette expression d'ailleurs ! Tu crois que le bon Dieu est assez tordu pour balancer en enfer les pauvres hères qui voulaient bien faire mais qui, pour une raison ou pour une autre (bêtise, météo, loi de la tartine de confiture etc.) ont loupé leur coup ? Ça serait vraiment pas juste !

** Oui, j'ai eu l'heur et le bonheur de passer 4 jours à Porto avec monsieur de K et les demoiselles de K.

jeudi 29 mai 2014

Sauvages !

Un commentaire de Marie O. sur mon dernier article (publié il y a 18 jours ???!!!... déjà !) m'a donné envie de vous parler du compagnon rouge. C'est une fleur sauvage qui est très fréquente au bord des chemins à Keravel (et ailleurs aussi sans doute).

 J'aime bien connaître les fleurs que je croise sur les chemins par leur petit nom. Celle-ci, je connaissais déjà son nom. Mais lorsque j'ai cueilli le bouquet en question, j'ai remarqué qu'il y avait deux sortes de fleurs, légèrement différentes. Si tu agrandis la photo du 11 mai, tu pourras comparer les fleurs qui sont tout à fait à droite avec celles qui sont tout à fait en haut. Me voilà donc partie sur internet pour explorer cette question. Et qu'apprens-je ? C'est une histoire de sexe figure-toi ! (cette phrase va attirer toutes sortes de visiteurs indésirables sur ce blog j'ai peur...) Le nom scientifique du compagnon rouge est silène dioïque, et dioïque veut dire que les fleurs mâles et fleurs femelles ne sont pas portées par le même pied.
fleur femelle               fleur mâle     
(images trouvées sur ce site très intéressant)

Dans le bouquet du 11 mai, il y avait aussi de la consoude, celle-ci je ne la connaissais pas, et en furetant sur wikip, j'ai appris que ses fleurs sont groupées en cymes scorpioïdes. Si ça c'est pas de la poésie !...

                                              cyme scopioïde

Et pour finir, une autre habituée des talus à Keravel et dont j'adore la couleur bleu faïence : la bourrache.

C'est bien de finir par ça, car comme chacun sait la bourrache et pâturage sont les deux mamelles de Keravel.
(il y a 6 ï dans cette page, tu crois que c'est un signe ? un signe de quoi d'ailleurs ?)

dimanche 11 mai 2014

folles (mais pas à la messe)

Un petit haïku pour Lise.
Il n'est pas orthodoxe, mais désobéir est salutaire parfois !


Balade dans les chemins creux
Les herbes folles
Nous raccompagnent


(photo de monsieur de K)


Savais-tu, mon ami, que ballade et balade coexistent. La ballade est musicale et chansonnière (de l’ancien occitan "ballada" = danse), la balade est pédestre (ou à roulettes...).

Ça faisait longtemps que je ne t'avais pas donné quelque chose à écouter. Mets-toi ça entre les oreilles ! (et tu as de la chance, tu as échappé à la ballade pour Adeline par André Rieux et à la ballade des gens heureux par Gérard Lenorman).