Ou comment j’ai trouvé un sujet d’écriture en disant que je n’avais pas d’idée…

Pour la consigne de mars sur son
Écritoire, Lise propose l’averse. L’averse ? L’averse… je n’ai pas d’idée là tout de suite…
Pour signifier à Lise que je ne suis pas morte, je me dis que je vais lui mettre sur l’Écritoire une belle image pour la faire patienter. Je pense à une peinture d’une Bretonne cramponnée à son parapluie sous la bourrasque que je crois être d’Odilon Redon. Perdu ! elle est de Paul Sérusier. (je l'ai déjà utilisée,
remember ?)
Me disant que je ne connais pas bien ce peintre, je vais lire la page qui lui est consacrée sur Wikipédia. Et là, je tombe dans une cascade de recherches et de découvertes qui font partie de mes grands plaisir quand je navigue sur la toile.
Sur la page « Sérusier » je remarque une faute de frappe : le nom de marie Poupée sans majuscule à Marie. Je me dis que je vais corriger cette petite faute, mais qu’avant je vais chercher qui est cette Marie Poupée pour voir si on peut mettre un lien sur son nom. Car, en effet, l’intérêt de Wikipédia c’est les liens hypertexte entre les pages. Je ne trouve pas de page « Marie Poupée » mais je trouve, sur la page consacrée au peintre Meyer de Haan une mention de l’auberge de Marie Henry, dite Marie Poupée, qui tenait une auberge au Pouldu dans laquelle Paul Gauguin et une troupe de jeunes peintres ont habité dans les années 1890. Cette Marie Henry fut la maîtresse de de Haan, peintre peu connu, à la page Wikipédia un peu maigre, mais qui fit tout de même l’objet d’une exposition au musée d’Orsay en 2010.
C’est ainsi que de fil en aiguille, je me suis retrouvée à travailler toute la journée et à modifier huit pages Wikipédia. Et tu sais quoi ? Je me suis régalée !
On dira ce qu’on voudra de Wikipédia, qu’il y a là-dedans tout (par exemple la recette des roudoudous) et n’importe quoi (comme la page consacrée au docteur André Gernez qui soutient, entre-autres « la théorie d'un besoin biologique de croire alléguant que le fait religieux serait fixé génétiquement dans le cerveau limbique »). N’empêche !... je trouve que c’est une œuvre importante de mise à disposition du savoir à tous ; et je suis très fière (n’ayons pas peur des mots) d’apporter ma pierre à l’édifice !
Je n’ai mis aucun lien, comme tu es curieux, tu vas aller farfouiller toi-même.